9h15 Patrice me (Michel) prend ponctuellement en bas de chez moi, et peu de temps après nous apprenons que Guy et Christine, partis à 9h00 ont déjà acquis une solide avance sur nous. Après un voyage sans encombre majeur (juste une hésitation qui nous a fait passer en tunnel payant sous le port d’Anvers), nous arrivons à Alkmaar, notre point central vers 17h30.
Aucune trace de Christine et Guy : renseignement pris au téléphone, ils sont coincés par un pont ouvrant qui refuse de se refermer pour laisser la circulation reprendre, et après demi-tour et contournement, ne devraient arriver qu’une à deux heures plus tard.
Patrice et moi profitons de cette avance pour élucider le fonctionnement de l’hôtel, fermé le dimanche, et dont les instructions (boite à clé, N° de chambres, emplacement pour les vélos, garage des voitures) nous sont dictées par interphone en mix de Néerlandais et d’anglais.
Nous dénichons aussi un excellent restaurant avec terrasse qui offre des repas complets pour environs 20€, et nous fait découvrir la bière « TEXELS ». Christine et Guy nous ayant rejoints, nous y dînons au soleil face à la place.
8h00 ouverture de l’hôtel qui nous offrira tous les matins un petit déjeuner, un peu tardif à notre goût (nous aurions aimé démarrer plus tôt), mais copieux et agréable.
En selle à 8h30, nous fixons cap à l’est, face au vent frais et légèrement soutenu (15km/h env.) sous un soleil radieux. C’est avec délectation que nous retrouvons les aménagements de pistes cyclable du pays, larges, isolées tant des voitures que des piétons et très bien signalées. Seul bémol, leur forte fréquentation avec des cyclistes souvent rapides qu’il faut avoir à l’œil pour ne pas risquer d’accident.
Promesse tenue pour les moulins ! 4 exemplaires
majestueux bordent notre route et nous commençons avec entrain
notre reportage photos avec le nombre d’arrêts suffisant pour
les fixer sous leurs meilleurs angles.

La nature alentour nous offre un paysage verdoyant, avec de nombreux canaux, des vaches, des moutons noir et blancs et un nombre impressionnant d’oiseaux : il s’agit de la réserve naturelle de Poddedel.
Après plusieurs traversées de villages typiques de la région (malheureusement avec des routes pavées) nous arrivons à Medemblik qui nous offre depuis son port une vue imprenable sur l’Ijsselmer (la baie ou mer intérieure du nord de la Hollande).

Nous parcourons les rues médiévales et la forteresse. Vers la sortie de la ville nous admirons l’esthétique industrielle du musée de la vapeur (Dutch Steam Engine Museum).

Enkhuizen (km 60) constitue le point central de notre journée avec un excellent repas et la visite de la ville avec ses maisons caractéristiques, ses canaux, son port, sa porte, et sa gare…


Oui sa gare, car il faut avouer que les pavés suivis de la traversée de nuages denses de moucherons sur les km qui ont précédé l’arrivée (si nous avions roulé la bouche ouverte, nous aurions pu nous passer de repas), le vent de face ; oui, il faut avouer que tout cela nous avait un peu éprouvés, et Guy a alors décidé de rentrer en train bénéficiant ainsi d’une expérience intéressante d’apprentissage sur système ferroviaire qui est différent dans chaque pays.
Hoorn (km82) fut la ville d’où partirent les expéditions vers l’Asie, les premiers colons qui fondèrent en 1621 “Batavia” sur le site de l'actuelle Jakarta (Indonésie) sous la direction de Jan Pieterszoon Coen dont la statue orne la place centrale. Nous nous arrêtons pour lire les panneaux informatifs qui ont la fâcheuse tendance à n’être qu’en néerlandais. Nous comprenons quand même que Jan Pieterszoon Coen est un héros dans son pays, mais assez controversé par la brutalité de son traitement des populations autochtones de Java. En fait, nous admirons plutôt l’église et le port avec les portes de la ville.


Retour à Almaar (km 114) où nous retrouvons Guy et dînons au même restaurant sur la place ensoleillée.

Probablement notre plus belle journée au coude à coude avec lundi. Même protocole de départ que la veille et que nous suivrons tout le séjour.
Plusieurs traversées nous attendent et c’est pour ne pas rater le bateau que Patrice « pousse les feux » et nous rejoignons Edam (km 33) en à peine plus d’une heure malgré un vent de face qui a peu forci depuis la veille.

Nous arrivons quand même en retard par rapport à l’horaire prévu du bateau que nous apercevons sur le quai : l’horaire était erroné et après avoir rapidement pris nos billets nous embarquons les derniers en nous pressant pour ne pas voir notre groupe séparé par les eaux de la mer intérieure de la Hollande.


L’ile de Marken très touristique et devenue maintenant presqu’ile suite à la construction d’une digue de 5km nous offre un agréable repas avec un vue sur le port.



Après un petit tour de l’ile nous prenons la digue pour atteindre Monickendam, une autre ville médiévale avec tour du 15ème s. rue avec de vieilles maisons et toujours de l’eau : mer intérieure et canaux.

Le milieu d’après-midi nous offre les paysages calmes de la réserve naturelle de Twiske, puis c’est l’arrivée dans un parc touristique (Zaanse Schans) où il convient de mettre pied à terre pour ne pas risquer de blesser les nombreux touristes venus admirer les 6 moulins qui tournent (eh, oui, nous en avons les preuves en vidéo !).

Retour à Aklmaar (km 103) et même resto (il faudra peut-être changer demain !).
Promenade le long des canaux, des plans d’eaux, dans les parcs et au cœur des villages, avec au bout du parcours, le tour de la mer d’Amstel.
Le temps se rafraîchit de jour en jour et le vent forcit. La promenade commence par un parc naturel où les oiseaux de tout type s’ébattent au milieu des rozières, sur les étangs ou dans les champs qu’ils se partagent avec les moutons. Très agréable même s’il y a peu d’éléments marquants.

Anna Paulowna est une petite ville dont le nom vient du polder conquis sur la mer en 1846 et nommé lui-même Anna Paulownapolder en l’honneur de la reine Anna Paulowna femme du roi Guillaume II des Pays-Bas. Bref, cette ville n’est pas très ancienne et n’offre que peu d’intérêt, si ce n’est son restaurant grec sur la place centrale. Nous en profitons largement.
Le retour est plus facile le vent fort étant cette fois-ci plutôt dans le dos.

Alkmaar, 103km dont la moitié face à un vent fort, nous avons bien mérité un dîner original et substantiel. Nous goûtons les plats indonésiens (ancienne colonie des Pays Bas) dans un restaurant qui nous propose sous forme de 15 plats différents d’en apprécier la variété. Tout cela avec une bonne bière TEXELS, et nous sommes prêts pour une nuit de repos.
La location de VAE était une bonne idée si l’on considère la puissance du vent que nous prévoyions de prendre de face pendant toute la traversée de l’ile vers le nord de TEXEL. Guy, qui a déjà l’expérience des VAE avait, lui, décidé de profiter de cette journée pour visiter Amsterdam. Il aura sans doute parcouru moins de km que nous en bateau mais plus petit et revu une des plus belles villes qui soit.


« Il y a aussi loin de Foncoutu à Coutufont que de Coutufont à Foncoutu» dit le proverbe tiré de la chanson d’Henri Salvador. Peut-être est-ce vrai en km, mais pas en temps : partis pour l’ile de TEXEL à 8h30 nous avons attendu le train une petite demi-heure ; arrivés à Den Helder, nous avons marché une bonne demi-heure jusqu’au port où nous avons attendu le bateau près d’une demi-heure : bilan un trajet de 2h45 à la suite de quoi nous avons loué des VEA avec l’inévitable attente des magasins de location. Le retour sera beaucoup plus rapide et l’ile valait ce voyage.
Malgré mes bonnes résolutions de rester en mode « Eco », je dois humblement avouer que, face au vent, un peu plus de puissance de la part du moteur est la bienvenue. Nous avons tous trois (Christine, Patrice, Michel) perdu « une barre » sur notre batterie et un peu plus avant notre arrivée au phare à la pointe nord. Le restaurant sur la plage est à recommander tant pour sa cuisine que pour sa protection vis-à-vis du vent un peu frais.


Après-midi « fastoche » ! Vent fort dans le dos et très beaux paysages le long de la côte avec en prime un moulin de plus pour réjouir Patrice à qui il ne manquait qu’une glace au cassis pour atteindre la félicité parfaite.

Las, le temps d’attente du matin nous mettait hors délai pour le bateau de 18h00 et nous ne pouvions pas nous arrêter pour cette réjouissance ; nous avons donc passé le petit village d’Oudeschild à pied en poussant nos montures car zone piétonne, mais sans nous arrêter chez le glacier.
Le vent de dos aidant, nous sommes arrivés un peu en avance au port (« nous avions le temps pour une glace » dira Patrice) et avons pris le bateau à la sortie duquel nous attendait un bus gratuit, à la sortie duquel nous attendait un train. Bilan : retour en 1h10 beaucoup mieux que les 2h45 de l’aller.
Toujours un peu plus froid et venteux. Train vers Haarlem et retour à vélo prévoyait notre programme, mais, notre cornac astucieux a inversé le sens et le vent que nous devions avoir dans le nez au retour est devenu un ami en nous poussant dans le dos à l’aller.

Ce trajet en zone densément peuplée promettait d’être moins verdoyant que ceux des autres jours. En fait, nous avons bien traversé une zone industrielle, mais globalement nous sommes beaucoup restés dans les réserves verdoyantes ou de fermage. Les Hollandais ont peu de surface pour leurs 18 millions d’habitants mais ils savent gérer cet environnement précieux !
Quelques nouveaux animaux su notre passage dont quelques vaches roux-clair à poil long qui, couchées de part et d’autre de notre piste forestière mâchonnaient ou ruminaient lentement des feuilles d’arbres. Un regard tendre, une très légère rotation de leur tête ont seuls salué notre passage.


Ces réserves naturelles n’offraient aucun point de ravitaillement et nous avons donc profité de l’unique restaurant situé au centre d’un terrain de golf que nous traversions pour nous restaurer et, de plus, c’était excellent.

Une fois rendu à Haarlem et visité sa grand-place avec sa cathédrale monumentale (payante que nous n’avons pas visitée) Christine et Guy ont décidé de rentrer par le premier train. Patrice et Michel ont poursuivi la visite prévue avec quelques belles rues anciennes et une autre église très imposante. Haarlem a du être une très belle ville mais les reconstructions des édifices détruits pendant la seconde guerre mondiale rompent l’harmonie qui nous avait séduits à Enkhuisen, Alkmaar ou Hoorn.





Nous (Patrice et Michel) avons pris le train peu avant 18h30 et retrouvés Christine et Guy quelques arrêts plus tard : les contrôleurs les avaient fait descendre car l’heure de pointe pendant laquelle il est interdit de voyager avec un vélo n’était pas passée… Ce petit désagrément ne nous a pas freiné et aussitôt rentré, douche, resto et, in extremis, courses pour notre piquenique de retour en France.
Départ vers 8h30 comme tous les matins, récupération des voitures, chargement des vélos et retour sans encombre à Rueil-Malmaison en milieu d’après-midi.
Michel
| "Le Cyclotourisme, un art de vivre" |
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