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Voyage en Croatie
par Patrice
https://www.abeille-cyclotourisme.fr/souvenirs/2025-06_voyage_en_croatie.html

Du 2 au 18 juin 2025, nous effectuons enfin ce voyage dont nous parlons depuis 2019. Il a été annulé 2 fois, en 2020 et 2021, pour cause de COVID-19.

L’organisateur de ce voyage, Patrick L., a ressorti et réactualisé son dossier pour la 3ème fois.

C’est un voyage itinérant le long de la côte croate, de Portoroz, en Slovénie, jusqu’aux Bouches de Kotor, au Monténégro.

Nous sommes 18 participants. Nous sommes accompagnés par un bus et sa remorque à vélos.

Lien vers l’album photo du séjour :

https://photos.app.goo.gl/tBEPR2te2vxgVywt6

Lundi 2 et mardi 3 juin - Rueil → Portoroz (en voiture, puis en bus)

18h. Nous arrivons avec nos voitures individuelles chez le transporteur à Russ, non loin de Strasbourg.

Les retrouvailles effectuées, nous partons diner à pied dans une pizzéria située dans le centre du village, à 500 mètres.

21h30. Nous quittons la pizzéria et retournons chez le transporteur. Nous arrivons en même temps que notre chauffeur, Pierre. Nous chargeons nos bagages dans le bus d’une cinquantaine de places, et nous chargeons nos vélos dans la remorque flambant neuve qui peut contenir 40 vélos, répartis sur 2 niveaux.

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23h. Nous prenons la route.

2h. Premier arrêt en Suisse, à Gothard. Pierre nous quitte. Il est remplacé par Sacha, qui sera notre chauffeur tout au long du voyage.

Nous repartons. Le tunnel du Saint Gothard est fermé. Nous passons par le col du même nom, situé à 2.000 mètres. Ceux qui ne dorment pas y voient de la neige.

Le jour se lève. Nous roulons sur l’autoroute Milan - Trieste, et malgré l’heure matinale, celle-ci est déjà chargée de camions.

Nous nous arrêtons 3 quarts d’heure sur une aire d’autoroute, pour prendre le petit déjeuner.

12h. Nous arrivons à notre hôtel, à Portoroz, en Slovénie. Bonne surprise, l’hôtel a un local vélo sécurisé. Finalement, il s’avérera que tous les hôtels en ont un.

2 personnes préfèrent aller à pied, à Piran, distante de 3 km, en longeant la côte, manger en bord de mer, avant d’en faire le tour.

Les autres mangent dans un restaurant non loin de l’hôtel, puis vers 15h, prennent les vélos pour faire le parcours prévu menant également à Piran, de 9 km et 200 mètres de dénivelé.

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Ils affrontent une côte de 17 % avec des pavés qui sera indirectement la cause de 3 chutes. Un des cyclos chute 2 fois à cause d’un problème de libération d’une de ses pédales automatiques. Suite à cet épisode, il abandonnera ses pédales automatiques pour le reste du séjour.

Repas à l’hôtel, et pour certains, petite marche digestive le long de la plage.

9 km et 200 mètres de dénivelé.

Mercredi 4 juin - Portoroz → Pula

Nous avons le choix entre 2 parcours. Le groupe des rapides, ils sont trois, choisit le parcours le plus long, jusqu’à l’hôtel du soir, près de Pula. L’autre groupe, celui des touristes, choisit l’autre parcours, jusqu’à Porec.

Une dizaine de km après le départ, nous entrons en Croatie, et c’est pour nous l’occasion de découvrir le nom du pays dans la langue locale : « Republika Hrvatska ». Le code du pays sur les plages minéralogiques, est « HR ».

Nous passons par l’intérieur des terres jusqu’à rejoindre la ville de Novigrad, située en bord de mer.

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Un peu plus loin, nous passons sur un isthme. Nous sommes entourés d’eau.

Nous arrivons à Porec, située en bord de mer.

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Nous faisons les courses dans le premier magasin trouvé à l’entrée de la ville. Il n’y a pas beaucoup de choix. Nous nous rabattons sur le boulanger situé juste à côté. Petit tour de la ville, en longeant le bord de mer.

Nous pique-niquons sur une place ombragée, en plein centre-ville.

Le repas terminé, petit tour du centre-ville, vélo à la main.

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Puis, nous rejoignons le bus situé en périphérie de la ville. Nous chargeons les vélos dans la remorque, et nous partons pour Pula, distante d’une quarantaine de Km.

Arrivés à Pula, nous déchargeons les vélos et faisons le tour de la ville. Les 2 principaux points d’intérêt, en dehors du fait que la ville est en bord de mer, sont un arc de triomphe et un amphithéâtre romains. Ce dernier est le plus grand d’Europe. Il est plus grand que le Colisée de Rome.

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Nous retrouvons le groupe des rapides, et nous prenons la route tous ensemble pour rejoindre notre hôtel, distant d’une dizaine de km de Pula.

Repas du soir. Pas de marche digestive. Notre hôtel du jour est dans un endroit reculé.

Pour le groupe des rapides : 120 km et environ 1000 mètres de dénivelé. Pour le groupe des touristes : 65 km et environ 500 mètres de dénivelé.

Jeudi 5 juin - Pula → Lovran

Aujourd’hui, un seul parcours, mais toujours 2 groupes. Le groupe des rapides du jour est constitué de 7 personnes. Le groupe des touristes, des 11 autres.

Le parcours est composé de 3 montées successives. La première commence dès le départ de l’hôtel. Le début du parcours est sans réel intérêt. Nous traversons la campagne de l’Istrie pour rejoindre la côte est. Après une longue descente, nous longeons une vaste plaine humide pendant une dizaine de km.

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Après la 2ème montée, le groupe des touristes est éclaté en 2. Nous n’arrivons pas à nous rejoindre. Après quelques coups de téléphone, et un gros coup de gueule, nous nous retrouvons. Nous pique-niquons sur le bord de la route.

Nous rejoignons enfin la mer. Nous sommes en hauteur, et nous avons l’impression d’arriver dans un fjord.

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Nous longeons la mer et nous avons une vue magnifique sur la baie, et les îles l’occupant.

Les 2 personnes à l’arrière prennent le temps de s’arrêter pour prendre en photo le village de Mošćenička Draga.

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Ils repartent et récupèrent 2 féminines en perdition. Tous les 4 s’écartent du parcours pour prendre le temps de descendre dans le port du village, qui côtoie une station balnéaire.

Pour repartir, ils empruntent une petite route pour essayer de rejoindre la route principale, mais cette option n’est pas viable pour les VAE. Ils sont obligés de redescendre au port, et de reprendre la route par laquelle ils sont arrivés.

Pendant ce temps, les autres sont arrivés à l’hôtel à Lovran, et certains prennent un bain de mer.

18h30. Nous nous retrouvons tous pour prendre un pot en terrasse, face à la mer.

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Repas du soir, et petite promenade digestive en bord de mer.

80 km et 850 mètres de dénivelé.

Vendredi 6 juin – Lovran → Baska (île de Krk)

Aujourd’hui, un seul parcours. Les groupes sont constitués à l’identique de la veille.

Avant de partir, nous aidons Sacha à rattacher la remorque qu’il a dû détacher pour cause de place de stationnement exiguë sur le parking de l’hôtel.

Nous longeons la côte très découpée, ponctuée de montées et de descentes.

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Malheureusement, il y a beaucoup de circulation, la vue est bouchée, et peu de possibilités de s’arrêter pour admirer le paysage.

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Nous traversons le port de Rijeka, port le plus important du pays.

Nous arrivons au pont de l’île de Krk d’environ 1.200 mètres de long. Pas de piste cyclable. Nous partageons la chaussée avec les voitures et les camions. Et encore une fois, pas de possibilité de s’arrêter pour admirer la vue. Bertrand crève, à cause de l’espace trop important entre les joints de dilation du pont, provoquant un effet « nid de poule ». Ne pouvant s’arrêter en sécurité, il continue à rouler avec sa roue crevée, pour passer le pont.

Nous entrons sur l’île de Krk que nous traversons du nord au sud pour rejoindre Krk. La circulation est importante. Nous sommes frôlés en permanence par les voitures et les camions. Et c’est bruyant.

Nous faisons nos courses dans un Lidl, et pique-niquons un peu plus loin, dans un petit chemin à l’écart de la route.

Nous reprenons la route, et environ 10 km avant Krk, nous avons le plaisir de pouvoir enfin emprunter une piste cyclable, nous isolant du trafic.

Nous contournons Krk pour rejoindre la dernière difficulté de la journée, une montée de 300 mètres de dénivelé. Avant de l’affronter, petite pause fraicheur dans un bar en bord de plage. Certains en profitent pour recharger les batteries de leur VAE.

Puis, c’est l’ascension. La circulation est moindre, mais il fait chaud, nous sommes en plein soleil, et la côte est raide avec des passages à 10 %. C’est enfin le sommet. Certains terminent à pied. Gros temps de pause pour récupérer, puis nous entamons la descente vers Baska.

Nous arrivons enfin à notre hôtel en bord de mer. Nous sommes tous éreintés (montées + chaleur), et fatigués nerveusement d’avoir côtoyé les voitures toute la journée.

C’est une très jolie station balnéaire. Certains profitent des joies de la baignade. D’autres découvrent cette charmante ville avec son port, ses boutiques, restaurants, bars et glaciers.

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Repas, puis petite promenade sur le bord de mer, et retour par la rue commerçante en retrait de la côte.

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93 km et 1.170 mètres de dénivelé.

Samedi 7 juin – Baska (île de Krk) → Rab (île de Rab)

Nous devons prendre le ferry à 11h45 précise pour rejoindre l’île de Rab. La journée éreintante d’hier a laissé des traces, et il n’y a aucun volontaire pour rejoindre le port de départ du ferry en vélo. D’autant que pour y aller, il faut se « retaper » la montée, dans l’autre sens, de la côte de 300 mètres de haut, d’hier.

Nous empruntons donc tous le bus pour rejoindre le port de Valbiska, distant d’une trentaine de km.

Après 1h30 de traversée, pendant laquelle nous avons pris le temps de nous reposer et de déjeuner, nous arrivons à Lopar, au nord-ouest de l’île de Rab.

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Nous déchargeons nos vélos, et nous les enfourchons. Les 2 groupes sont maintenant bien constitués, avec toujours les mêmes cyclos.

Nous faisons un petit crochet pour découvrir la plage de Lopar. Elle est tellement sympathique avec une terrasse de bar qui nous tend les bras, que nous ne pouvons y résister.

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Nous repartons pour Rab, située dans le sud de l’île. Petit arrêt devant un lieu qui semble être une chapelle ou une église.

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Peu avant l’arrivée, nous sommes surpris par une côte avec un fort pourcentage. Du haut de cette côte, nous avons une vue magnifique sur Rab, en contrebas. La descente est tellement prononcée qu’il est difficile de s’arrêter pour une photo. Certains y arrivent tout de même.

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Nous sommes proches de notre hôtel. Petite sondage pour savoir qui est volontaire pour effectuer le petit diverticule prévu d’une dizaine de km. Peu de volontaires se manifestent. Nous rejoignons donc directement notre hôtel.

Un triathlon est organisé et l’épreuve cycliste passe juste sur la route devant notre hôtel qui est fermée pour l’occasion. Notre bus est garé à environ 800 mètres. N’ayant pas d’autre solution, nous faisons un aller-retour à pied, pour ramener nos bagages à l’hôtel.

Certains profitent de la piscine, d’autres de la mer, quand d’autres encore découvrent cette charmante ville nichée sur une corniche avec de nombreuses églises.

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18h30. Nous nous retrouvons pour boire le pot de l’amitié dans un bar face à la mer, proche de notre hôtel.

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Puis, c’est le diner à l’hôtel. Petite marche digestive pour certains.

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16,5 km et 175 mètres de dénivelé.

Dimanche 8 juin –Rab (île de Rab) → Pag (île de Pag)

Aujourd’hui, un seul parcours au programme, qui nous mène à l’ile de Pag, en repassant par le continent, d’où 2 ferries. Comme les jours précédents, nous formons 2 groupes.

Peu après le départ, nous profitons d’un joli point de vue sur la ville de Rab, pour prendre une photo de groupe.

Puis, nous prenons la route vers l’est, pour rejoindre le ferry nous ramenant sur le continent. Nous avons 12 km à parcourir. Nous longeons la côte, avec la vue sur une île parallèle à la nôtre.

Les 2 groupes prennent le ferry ensemble. A peine débarqués, ça monte. Il faut rejoindre la route qui longe la côte, située 250 mètres plus haut.

Petite désillusion pour certains. Le bus qui était censé les prendre à la sortie du ferry, les attend finalement en haut de la côte. 3 cyclos chargent leurs vélos dans la remorque, et montent dans le bus. Nous ne reverrons plus le bus, et certains, leur repas. Ils avaient cru comprendre que nous retrouverions le bus après le 2ème ferry, et avaient mis leur repas dans le bus.

Nous empruntons la route côtière sur une douzaine de km, avant de redescendre au niveau de la mer pour prendre le 2ème ferry. C’est dimanche, il n’y a pas trop de circulation sur la route. Surtout, il n’y a pas de camions.

Un contrôleur vigilant nous empêche de monter à bord du ferry. Nous avons uniquement des billets pour les vélos, pas pour les cyclos. 2 personnes remontent acheter les billets manquants. Nous pouvons embarquer. Plus tard, l’agence nous remboursera le prix des billets.

Nous débarquons sur l’île de Pag. En longeant la côte, en face, en surplomb, nous avons eu le temps de voir que l’île ressemble à un paysage lunaire. Que des cailloux, pas un arbre, et donc pas d’ombre.

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Nous décidons de pique-niquer sous la terrasse ombragée de l’unique bar situé à la sortie du ferry.

Puis, c’est parti pour l’ascension de la 1ère côte. Nous allons en enchaîner 3. Elles ont toutes la même configuration : départ du niveau de la mer, pour monter jusqu’à 150 mètres.

Au bout d’une vingtaine de km, enfin un peu d’ombre. Nous en profitons pour faire une bonne pause.

Une bosse après l’autre, nous attaquons enfin la descente vers la ville de Pag, sur laquelle nous avons une belle vue.

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Nous arrivons à notre hôtel. Nous sommes éprouvés par cette succession de bosses, effectuée sous une chaleur torride. Il fait 31 degrés. Nous nous précipitons dans la petite boutique située juste en face de l’hôtel pour acheter des bouteilles d’eau fraîche.

Nous débarquons nos bagages et nous rangeons nos vélos dans le garage voiture, en faisant bien attention de ne pas glisser, tant la descente de garage est vertigineuse.

Puis, certains se précipitent dans la piscine à débordement avec vue sur la baie.

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D’autres profitent de la plage située en contrebas de l’hôtel. D’autres, enfin, vont visiter la ville située à 1,5 km. C’est une petite station balnéaire, avec pas grand-chose à signaler : un pont piétonnier permettant de rejoindre les 2 rives, un cœur de ville avec de petites ruelles, quelques boutiques, un passé d’exploitation du sel, et une tradition de broderie.

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Puis, soirée classique : apéritif au bar de l’hôtel, suivi d’un diner en terrasse, avec vue sur la baie. Pas de promenade digestive.

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69 km et 1014 mètres de dénivelé.

Lundi 9 juin –Pag (île de Pag) → Šibenik

Nous ouvrons les volets, et nous constatons que le vent souffle fort. La mer est irisée. Force 3 disent les marins du groupe.

Le groupe des 3 rapides qui avait prévu de faire le grand parcours de plus de 120 km, prudemment, renonce.

Nous prenons tous le bus en direction du continent, distant d’une vingtaine de km.

Nous descendons pour un arrêt photo avant de franchir le pont qui nous ramène sur le continent, et nous avons l’occasion de constater que le vent souffle vraiment fort.

Nous repartons pour Zadar, distante de 30 km. 8 km avant d’arriver à Zadar, le bus nous dépose. Nous constituons les 2 groupes habituels (6 rapides et 12 touristes). Bonne nouvelle : ici, il n’y a quasiment pas de vent.

Nous arrivons dans le port de Zadar.

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Nous franchissons la passerelle pour arriver à l’entrée de la vieille ville. Nous attachons nos vélos, et partons la découvrir à pied.

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Après un petit tour de 3 quarts d’heure, nous reprenons nos vélos. Quelques sueurs froides pour certains au moment de détacher le vélo. Le cadenas ne veut pas s’ouvrir, et finalement finit par céder au bout d’un certain temps.

Nous choisissons de repartir en faisant le tour de la vieille ville. Nous marquons un arrêt auprès d’un splendide 3 mats, et de l’orgue marin.

Avant de quitter Zadar, nous faisons nos courses pour le repas du midi dans un supermarché, où certains bataillent avec les caisses automatiques, uniquement en langue croate.

Une dizaine de km après Zadar, nous retrouvons le bus avec un membre du groupe des rapides, qui, victime d’un coup de moins bien, a choisi de se ménager.

Il reste 60 km à parcourir jusqu’à l’hôtel. La plupart des cyclos choisit de monter dans le bus, sauf 4 cyclos qui ont envie de rouler, et de lâcher les chevaux, bridés les jours précédents par les montées.

Nous ne sommes bientôt plus que 3. Un électron libre ayant choisi de vivre sa vie. Au début, nous roulons à 28 km/h de moyenne, avec des pointes à 30. Après, nous nous calmons un peu.

Nous marquons de nombreux arrêts boisson, mais les bidons se vident rapidement. Peu avant l’arrivée, nous nous précipitons dans une boulangerie acheter des boissons fraîches. Un cyclo en profite pour s’acheter une pâtisserie réconfortante.

Nous arrivons à l’hôtel, qui est à côté d’un pont, avec une belle vue panoramique sur la baie, d’où son nom : « Le panorama ».

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Nous retrouvons les rapides qui sont arrivés peu de temps auparavant, et les autres qui ont profité de la piscine.

16h30. Nous reprenons les vélos pour aller visiter Sibénik, distante de 4 km. Nos 2 colophiles nous abandonnent pour aller grimper un petit col muletier au-dessus de Sibénik.

Après quelques hésitations, nous arrivons sur le bord de mer, à proximité d’un belvédère offrant une vue magnifique sur la ville.

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Nous repartons. Nous attachons nos vélos à proximité de la cathédrale, et partons découvrir la ville à pied, en prenant bien soin de ne pas monter de marches. Certains y étant récalcitrants, à cause de leurs chaussures de vélo.

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Nous nous promenons pendant 3 quarts d’heure, et prenons le temps de nous offrir une petite glace.

Nous nous retrouvons tous en terrasse d’un bar qui propose de la bière en pression. C’était le principal critère de choix. Avec en second, un emplacement à l’ombre.

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Au moment de repartir, nouvelles sueurs froides pour certains (pas les mêmes que le matin) pour détacher le vélo. C’était la journée des cadenas récalcitrants.

Nous rentrons à l’hôtel. Ou plutôt, nous remontons à l’hôtel. 80 mètres de dénivelé sur 4 km.

Douche rapide, puis repas à 20h. Pas de marche digestive, l’hôtel étant dans un endroit isolé.

100 km pour ceux qui ont effectué la totalité du parcours. Environ 40 km pour les autres.

Mardi 10 juin –Šibenik → Split

Aujourd’hui, un seul parcours, avec toujours 2 groupes.

Nous traversons à nouveau Sibénik, mais dans sa partie haute. Entre les maisons, nous apercevons la citadelle, que certains essayent de prendre en photo dans une trouée.

Nous sortons de la ville, et nous prenons la route côtière.

Fini le relief des premiers jours où la montagne tombait à pic dans la mer, avec la route côtière perchée à 200 mètres de haut. Le relief est nettement plus bas. La route côtière, sinueuse, suit la plupart du temps, la côte au plus près. C’est une succession de criques, et de plages. Le paysage est méditerranéen avec des arbres, notamment des pins. Nous enchaînons les descentes et les montées, jamais très hautes (une trentaine de mètres), avec quelques exceptions.

Au large, énormément d’îles, pas très grandes, et boisées. Le paysage est magnifique, avec quelques perles de l’Adriatique, dont notamment :

L’île de Krapanz, et son village.

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La presqu’île de Primosten.

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Dans un secteur où nous nous sommes éloignés de la côte, nous enchaînons une succession de portions de route en travaux, avec des feux rouges. Nous passons sur le côté, pour ne pas gêner la circulation des voitures. Christine crève. Nous continuons jusqu’à un abri de bus, où elle peut réparer à l’abri du soleil. Le coupable : un petit morceau de métal, dû certainement aux travaux.

Sorti du secteur en travaux, nous faisons les courses, et notamment le plein d’eau. Nous pique-niquons un peu plus loin dans un parc ombragé, à côté des jeux pour enfants.

Nous arrivons à Trogir, dont nous visitons le cœur de ville, le vélo à la main. Petite ville très touristique, avec un fort, des petites ruelles pavées, des églises, et plein de boutiques. Certains s’offrent une glace, d’autres, une boisson, et encore d’autres, les deux.

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Il est 15 h, il est temps de rejoindre le bus, qui nous attend à l’extérieur de la ville. Nous partons pour Split.

Nous arrivons à Split, où nous retrouvons notre guide, Marie, qui tombe dans les bras de Patrick. C’est une très bonne amie de jeunesse, qu’il retrouve par hasard.

Elle nous fait visiter le cœur de la ville qui a la particularité d’être construite sur les fondations du palais de l’empereur romain Dioclétien, originaire de la région, dans lequel il finira ses jours, après avoir abdiqué.

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Après la visite commentée, nous disposons d’un peu de temps libre, avant de reprendre le bus, vers 18h.

Nous rejoignons notre hôtel qui est à une dizaine de km de Split. Sacha se trompe, et y accède par l’étroite route côtière, qui, au niveau de l’hôtel, se termine en cul de sac. Nous l’aidons à détacher la remorque, et à lui faire faire demi-tour. Il est obligé de ressortir le bus, en marche arrière. Il reviendra le lendemain matin chercher la remorque, toujours en marche arrière.

Il est déjà tard. Certains se précipitent pour un rapide bain de mer.

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Nous nous retrouvons à 20 h pour le repas, servi à l’assiette. Nous avons le droit, notamment à une soupe, et à un poisson en plat principal.

Après le repas, petite promenade digestive d’une demi-heure jusqu’au petit port. Pas beaucoup d’animation.

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73 km, et 510 mètres de dénivelé.

Mercredi 11 juin –Split → Ploce

Nous prenons tous le bus, même ceux qui font le grand parcours, dont le départ était pourtant prévu de l’hôtel. Sur les conseils de Sacha, il vaut mieux éviter de traverser Split à vélo, et enfourcher le vélo après.

Finalement, nous avons dépassé Split d’une bonne dizaine de km, quand Sacha trouve enfin un endroit pour garer le bus, et déposer le groupe des 7 rapides.

Sacha roule encore une vingtaine de km avant de déposer le groupe des touristes, peu avant le haut d’une côte.

Le parcours de la journée ressemble à celui d’hier. Nous suivons la route côtière, et nous n’arrêtons pas de monter et de redescendre au niveau de la mer. Les montées sont en moyenne plus hautes que celles d’hier.

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Nous quittons souvent la route principale pour faire des incursions dans les nombreuses cités balnéaires qui bordent la côte. La vie y semble agréable, entre les grandes plages parsemées de parasols, les cafés, les restaurants, et les boutiques de plage.

Nous pique-niquons au bord d’une plage. A la fin du repas, Christine ne résiste pas à l’envie de se mettre à l’eau.

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Une trentaine de km avant l’arrivée, nous retrouvons le bus. 2 cyclotes montent dans le bus, pour rejoindre l’hôtel.

A un moment, nous avons la surprise d’être rattrapés par l’électron libre du groupe des rapides, qui roule quelques kilomètres avec nous, avant de nous laisser pour réintégrer son groupe, qui fait une pause fraicheur dans un bar en bord de plage.

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Pour la première fois depuis le début du séjour, nous avons le plaisir de pouvoir rouler quelques instants à l’ombre. Nous sommes sous les pins. Nous profitons de leur fraicheur, et de leur bonne odeur.

5 km avant l’arrivée, l’excitation est à son comble chez nos 2 colophiles. Nous venons de passer successivement 2 cols non homologués. Photos, relevés, prise d’empreintes, ... Tout est mis en œuvre pour constituer un solide dossier d’homologation.

Nous attaquons la descente, avec par moments, un fort vent de face, qui nous oblige à pédaler pour pouvoir descendre. Par contre, nous avons une vue magnifique sur un ensemble de lacs, en contrebas. On se croirait au Canada.

Nous arrivons à l’hôtel. Petite déception, il n’y a pas de piscine, et la plage qui est assez éloignée n’est pas engageante. Nous sommes dans une zone portuaire et industrielle. La ville n’a pas d’âme. Elle ressemble à une cité dortoir.

Nous nous retrouvons tous à l’apéritif au bar de l’hôtel, où nous avons l’agréable surprise de nous voir facturer la bouteille de bière de 50 cl : 2,80 Euros. Heureusement, nous ne l’avons su qu’à la fin, au moment de payer. Sinon, notre consommation aurait peut-être été différente.

Le repas est servi à 19h. C’est un buffet, avec 3 entrées (soupe, salade verte, et une crudité), un plat unique (poulet et pommes de terre), et 2 desserts (un quatre quart et une pomme). Nous sommes loin de l’opulence et du choix des jours précédents.

Après le repas, nous allons faire du repérage dans le supermarché d’à côté. Nous sommes préoccupés par notre repas du lendemain midi. Nous allons dans des endroits où il risque de ne pas y avoir beaucoup de magasins.

Ensuite, la promenade est écourtée. Les moustiques attaquent. Les Abeilles rentrent.

Pour le groupe des rapides : 96 km, et 1.093 mètres de dénivelé. Pour les touristes : 73 km, et 791 mètres de dénivelé.

Jeudi 12 juin - Ploce → Dubrovnik

Avant de prendre le petit-déjeuner à 7h30, nous allons au supermarché qui vient juste d’ouvrir, pour acheter de quoi manger le midi.

Nous montons tous dans le bus. Nous n’avons pas le choix. Le long pont que nous devons obligatoirement emprunter, est interdit aux vélos.

Nous longeons une grande plaine agricole avec des canaux d’irrigation, parsemée de monticules. Certains disent se croire au Vietnam. Nous aurons la « chance » de la revoir une 2ème fois, et de la traverser. Le bus étant obligé de faire demi-tour pour prendre un autre itinéraire. L’itinéraire initial étant en travaux. Nous avons perdu une demi-heure.

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Nous nous arrêtons avant de franchir le fameux pont, pour le prendre en photo. Il est impressionnant. Pour certains, il rappelle le pont de Tancarville, pour d’autres, le viaduc de Millau. Il fait 2 km de long. Il permet de franchir un détroit, et de contourner la Bosnie-Herzégovine, qui a un accès à la mer, sur quelques kilomètres.

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Le bus quitte la voie rapide, et trouve un endroit pour se garer. Nous descendons nos vélos.

Nous ne ferons pas le parcours initialement prévu. La veille, lors du briefing, nos 2 colophiles, qui ont depuis longtemps (ils l’avoueront plus tard) repéré un petit col dans les parages, ont réussi, à force d’arguments plus ou moins fallacieux, à nous convaincre de les accompagner.

Le groupe des rapides (7) part le premier, suivi par le groupe des touristes (10). Une cyclote préfère rester dans le bus, pour se ménager.

Heureusement, avant de commencer à monter, nous avons quelques kilomètres à peu près plats, pour nous mettre en jambes.

Nous suivons la côte, et nous commençons à monter. Et c’est Jean-Paul, docteur es cols, qui mène la colonne des apprentis colophiles. Nous arrivons en haut du col. Nos 2 colophiles cherchent désespérément le panneau mentionnant que c’est un col. Il n’y en a pas. Ils prennent leurs vélos en photo.

Nous entamons la descente. Nous avons basculé de l’autre côté, et nous avons une vue magnifique sur la mer.

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Arrivés plus bas, nous prenons une petite route qui coche toutes les cases : longe la côte, sinueuse, récemment bitumée, très peu de circulation automobile, plate, bordée de pins, avec le chant des cigales. Elle offre une vue dégagée, et magnifique sur la côte, les petites îles boisées proches de la côte, et au fond, une île beaucoup plus grande. C’est le paradis des cyclos.

Nous quittons cette jolie route, pour en prendre une plus importante, et attaquer une nouvelle montée. La température est de plus en plus élevée. Christine relève une température de 44° sur son Garmin, au soleil. Nous avons du mal à trouver des endroits ombragés pour nous attendre. A un moment, nous nous abritons sous un pont routier.

Après le pique-nique, le relief est un peu moins escarpé. Aujourd’hui, nous n’aurons pas d’incursion dans les stations balnéaires.

Nous traversons la ville de Ston, avec sa muraille courant le long des collines, qui a des airs de muraille de Chine.

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Nous souffrons de la chaleur, et l’eau commence à manquer. Nous rejoignons enfin le bus, qui nous attend pour nous emmener à Dubrovnik. Certains ne s’arrêtent pas, et continuent jusqu’au village situé juste après, pour se jeter sur des glaces et des boissons rafraîchissantes.

Les 2 groupes chargent leurs vélos et montent dans le bus, pour rejoindre notre hôtel à Dubrovnik, auquel nous arrivons vers 17h. Déception pour certains, pas de piscine, et la plage la plus proche est à 1,5 km.

18h30. Apéritif, suivi du diner. Avec soulagement, nous retrouvons un buffet « normal », nettement plus fourni que celui de la veille.

Pour beaucoup de participants, c’est leur plus belle journée de vélo depuis le début du séjour. Ils reconnaissent que nos 2 compères colophiles ont bien fait de changer les plans, pour nous proposer ce parcours. Vive les cols !

67 km, et 835 mètres de dénivelé.

Vendredi 13 juin - Dubrovnik

Aujourd’hui, pas de vélo, et pas de valise à faire pour changer d’hôtel. Nous consacrons la journée à la visite de Dubrovnik.

8h15. Nous partons à pied pour la vieille ville de Dubrovnik, distante de 2km, où nous avons rendez-vous à 9h, avec notre guide, Frédéric.

Après un petit problème d’écouteurs manquants qui est réglé très rapidement, nous entamons la visite de Dubrovnik. Nous déambulons dans la vieille ville avec notre guide, pendant 1h30.

Nous apprenons, entre autres, que :

• Dubrovnik, et ses fameux remparts, ainsi que d’autres villes aux alentours ont été le lieu de tournage de nombreuses scènes de la série Game of Thrones.

• Napoléon, ou plutôt ses maréchaux sont venus à Dubrovnik, et ont construit le fort sur le mont dominant la ville.

• Dubrovnik a subi un violent tremblement de terre en 1667 qui a détruit la ville, et fait 5.000 morts.

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La ville accueille une compétition de F1 des mers à moteur électrique, et dans le port, nous avons l’occasion de voir un de ces bateaux, aux couleurs de l’Abeille. A moins que ce ne soit également les couleurs du Brésil.

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Notre guide parti, nous enfilons nos maillots Abeille pour une série de photos devant certains lieux emblématiques de la ville. C’est Sacha qui prend les photos.

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La ville de Rueil-Malmaison étant jumelée avec la ville de Dubrovnik, nous avions contacté la mairie de Rueil pour qu’elle essaye d’organiser une rencontre avec la mairie de Dubrovnik. Malheureusement, celle-ci, prise par d’autres manifestations, n’a pas pu nous accueillir. Nous avons donc pris ces photos pour les communiquer au service jumelage de la ville de Rueil, et aussi, bien entendu, pour nous-mêmes.

Ensuite, nous nous séparons. Beaucoup commencent par prendre un rafraichissement. Puis, certains vont visiter les remparts de Dubrovnik avant qu’il ne fasse trop chaud. Ils font le tour complet de la ville (2 km), avec beaucoup de marches à monter. Ils offrent un superbe panorama sur la ville et ses alentours. Par contre, le prix du billet est prohibitif. 40 Euros par personne.

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D’autres vont au restaurant, et après à la plage située près du port de la vieille ville. D’autres encore déambulent dans la vieille ville, prennent des photos, et font les boutiques.

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18h45. Nous nous retrouvons à l’hôtel pour l’apéritif, et le diner.

Samedi 14 juin – Dubrovnik -> Cavtat (en bateau)

Le programme prévoit de faire un aller-retour en vélo à Cavtat pour visiter cette ville touristique, y déjeuner, et s’y baigner.

La veille, le guide nous a dit que la route à prendre pour y aller n’est pas vraiment idéale pour faire du vélo. Et lors de notre visite du port, nous avons vu qu’il était possible d’y aller en bateau. Cela a achevé de convaincre ceux qui étaient réticents à l’idée d’y aller en vélo, d’y aller en bateau.

Nous avons rendez-vous à 9h pour aller prendre le bus à 200 mètres de l’hôtel, pour nous rendre au port de la vieille ville.

Le 1er bus qui arrive est blindé. Certains décident d’aller à pied au port distant de 3 km, quand les autres restent attendre un bus dans lequel ils pourront monter.

Finalement, ceux qui sont restés attendre le bus, arrivent au port les premiers, et prennent le bateau. 3 quarts d’heure de traversée pendant lesquels nous longeons la côte, et nous apercevons la route que nous aurions dû prendre. Elle est bien chargée en voitures. Les autres prennent le bateau suivant.

Nous nous retrouvons tous au port de Cavtat, et nous partons faire le tour de la presqu’île sud. Nous avons une vue magnifique sur Cavtat.

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Nous déjeunons tous ensemble dans un restaurant de bord de mer (3 tables de 6).

14h. Le repas terminé, la majorité prend la direction de la plage, pour se baigner, faire le tour de la presqu’île nord, et reprendre le bateau pour rentrer à Dubrovnik.

L’arrivée sur Dubrovnik, et l’entrée dans le port, offrent un spectacle superbe.

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Retour à l’hôtel, et achat du repas du lendemain midi.

19h. Apéritif, suivi du diner.

Dimanche 15 juin – Bouches de Kotor

Ça y est, nous y sommes enfin. C’est la journée où nous allons découvrir les fameuses Bouches de Kotor, dont Patrick nous vante la beauté, depuis des années. C’était même un de ses principaux arguments de vente, quand il nous a présenté le voyage.

7h45. Nous quittons l’hôtel à vélo, pour descendre au port de commerce distant de 3 km, rejoindre le bus, et charger les vélos. C’était plus facile pour Sacha de pratiquer ainsi.

Les vélos chargés, nous profitons de l’exposition du bus au soleil, pour faire des photos du groupe devant le bus et sa remorque, avec Sacha.

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Nous prenons la route pour le Monténégro. Elle passe en surplomb de la vieille ville de Dubrovnik. Nous tentons de prendre des photos depuis le bus.

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Peu avant la frontière, sur les conseils de Patrick, nous coupons l’itinérance des données sur nos téléphones portables.

A la frontière croate, problème administratif. Sacha n’a pas le document autorisant le bus à circuler le dimanche. Il contacte son entreprise pour qu’elle le lui fournisse. Comme cela va prendre du temps avant que le document ne lui parvienne, et que le bus ne peut pas aller plus loin, nous décidons de décharger nos vélos, et de passer la frontière en tant que cyclistes.

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Les 2 postes frontières passés, nous formons les 2 groupes habituels. Et c’est parti pour une longue descente.

Nous arrivons au bord d’une grande baie que nous longeons, puis après une quinzaine de km, au fond de la baie, nous arrivons à l’entrée resserrée des Bouches de Kotor que nous franchissons. Nous marquons un long temps d’arrêt pour admirer le paysage. C’est magnifique, nous en prenons plein les mirettes.

C’est à nouveau une grande baie bordée par des montagnes, avec des villages en bord de mer, et 2 petites îles au milieu. Tout le paysage ne tient pas dans l’appareil photo. Certains tentent le film panoramique.

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La route longe le bord de la baie, au niveau de la mer. C’est une succession de villages, de petites plages, de pontons, de boutiques, de restaurants, de cafés. C’est très touristique. Il y a beaucoup de circulation. Dès que nous le pouvons, nous quittons la route principale, pour emprunter la route en bord de mer.

Nous entamons le tour de la baie, quand, après une dizaine de km, Michel L casse son dérailleur, ou plus exactement sa patte de dérailleur. Branle-bas de combat. Nombreux coups de téléphone.

Finalement, dans son malheur, il a la chance de pouvoir rejoindre à pied, un grand parking proche (200 m), avec de l’ombre, sur lequel Sacha viendra le chercher avec le bus et la remorque.

Bizarrement, il a le même problème qu’Anne-Marie l’année dernière, sur un vélo de la même marque.

Nous pique-niquons sur un banc à l’ombre, face à l’entrée de la baie, et aux 2 îles. Nous avons la chance de voir 2 dauphins.

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Des huluberlus, certainement imbibés, font les cons à côté de nous, en moto, quand l’un d’eux prend le vélo de Michel, et le brandit. Le sang de Jean-Paul ne fait qu’un tour. Il bondit pour aller le récupérer, heureusement, sans heurt.

Nous continuons le tour de la baie. Nous arrivons à Kotor. Nos 2 colophiles nous quittent. Ils ont une mission de la plus haute importance à accomplir. Un petit col au-dessus de Kotor.

Kotor est très touristique. A tel point, que des navires de croisière y stationnent. Nous avons d’ailleurs assisté au spectacle de l’un d’entre eux franchissant l’entrée des Bouches de Kotor, pour rallier Kotor. C’est assez majestueux de voir ses gros bateaux pénétrer lentement dans la baie. Dommage, que ce soit si polluant, y compris visuellement.

Nous pénétrons, nos vélos à la main, dans la ville de Kotor. Nous commençons par prendre un rafraichissement, et des glaces, en terrasse. Les chasseuses de magnet s’éclipsent rapidement pour s’adonner à leur passion.

Puis, nous faisons le tour de la ville, nos vélos toujours à la main. Encore une perle de l’Adriatique. Petites rues pavées, petites places, nombreuses églises, nombreuses boutiques, et un monde fou.

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La ville de Kotor est surplombée par une forteresse, avec un immense escalier pour y monter (1.500 marches), avec à mi-chemin, une église.

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Nous repartons, et continuons à longer la baie, dans un secteur très agréable, à l’écart de la circulation, et de la foule. C’est une succession de pontons, avec quelques personnes qui prennent le soleil sur les pontons, et se baignent entre deux pontons.

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Mission accomplie, nos 2 colophiles nous rattrapent, et nous ramènent une belle photo prise des hauteurs.

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Nous quittons les Bouches de Kotor, après avoir marqué un arrêt pour jeter un dernier coup d’œil sur la baie. Un bateau de croisière franchit le détroit, pour en sortir.

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Nous prenons le ferry, pour retourner sur l’autre rive. Bonne surprise, le passage est gratuit pour les cyclos. Sortis du ferry, certains se précipitent dans un magasin, pour faire le plein d’eau.

Nous effectuons les 20 km qui nous reste pour rejoindre le bus, avec une bonne côte à monter et le dernier saut de chaîne du séjour.

Nous arrivons au bus à 18h30. Nous chargeons les vélos, et prenons la route de Dubrovnik, pour le retour. Les formalités de passage aux 2 postes frontières prendront une heure. Au poste frontière du Monténégro, Sacha est victime d’une tentative de chantage pour lui extorquer quelque chose. Finalement, après négociation, Il leur donnera 2 bouteilles d’eau.

Du bus, nous avons le droit au spectacle du soleil couchant sur Dubrovnik.

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Gentiment, Sacha nous dépose à l’hôtel à 20h30. Ce qui, au départ, n’était pas prévu. Juste le temps de décharger les vélos, et de passer directement à table. Devant redescendre garer son bus au niveau du port de commerce, Sacha ne pourra pas revenir à temps à l’hôtel pour manger. Il dinera dans une pizzéria.

Tout le monde est enchanté par cette journée. Avec les Bouches de Kotor, nous terminons le séjour en apothéose.

90 km, et 500 mètres de dénivelé.

Lundi 16 juin – Dubrovnik -> Portoroz (en bus)

Nous entamons le voyage de retour. C’est la première étape. Nous devons rallier la ville de Portoroz distante de 700 km, où nous avons débuté ce séjour.

Nous partons vers 8h. Nous suivons la côte. Avec la hauteur de vue du bus, nous profitons pleinement du paysage très découpé de la côte. Au large, c’est une succession d’îles.

Au niveau de Ploce, nous quittons la côte pour prendre l’autoroute jusqu’à Rijeka.

Nous arrivons à Portoroz vers 18h20. Le ciel est menaçant. Nous déchargeons les valises, et les vélos. Il nous faut monter ces derniers dans un garage situé en haut d’une belle côte.

18h50. Nous nous réunissons dans le bar de l’hôtel pour l’apéro de fin de séjour. Nous avons bien fait de ne pas le prendre à l’extérieur, l’orage éclate.

Nous remercions Patrick pour tout le travail accompli, et l’excellente organisation de ce voyage. Nous lui offrons des cadeaux : un sac souvenir de Dubrovnik, un bidon, un t-shirt, une chemise hawaïenne.

Nous remercions également Edwige pour la subvention qu’elle avait demandée et obtenue il y a quelques années, et que nous avons utilisée pour financer ce voyage.

Et pour finir, nous remercions Sacha, notre chauffeur, et lui remettons une petite enveloppe. Il a été vraiment très serviable et très disponible. Il a passé beaucoup de temps dans son bus transformé en fournaise à nous attendre. Sa maitrise de la langue croate nous a bien aidés à dénouer certaines situations.

20h. Il est temps d’aller diner et de profiter du dernier buffet. Les prochains jours, les repas seront nettement moins fastueux.

Après le repas, malheureusement, pas de marche digestive. Il pleut. Pourtant, certains avaient bien envie de se dégourdir les jambes, après une journée passée dans le bus.

Mardi 17 et mercredi 18 juin – Portoroz → Rueil-Malmaison (en bus, puis en voiture)

Ce matin, nous avons quartier libre. A 9h, nous sommes une douzaine à descendre nos valises à la bagagerie de l’hôtel, et à partir à pied à Piran, distante de 3 km, en longeant la côte.

Voyage Abeille en Croatie
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Arrivés à Piran, beaucoup font les boutiques pour acheter les derniers souvenirs. Nos compulsives chasseuses de magnet les écument toutes, à la recherche du magnet de leur rêve. Au vu du stock qu’elles ont constitué, elles doivent avoir de grands frigos.

Petit tour de Piran, notamment nous montons sur l’esplanade surplombant la ville, de laquelle nous voyons la côte italienne. En bon connaisseur, Patrick, nous pointe du doigt toutes les villes, notamment Trieste et Venise.

Certains choisissent de faire un repas léger au restaurant, en terrasse, face à la mer, quand les autres, ayant bien petit-déjeuner le matin, choisissent de ne prendre qu’une boisson.

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13h45. Nous nous retrouvons tous au local à vélo pour récupérer nos vélos, et les redescendre à l’hôtel. Nous chargeons les bagages dans le bus, et les vélos dans la remorque, pour la dernière fois.

14h. C’est le départ de la 2ème étape de notre retour, pour rallier Russ, distante de 900 km. Peu après le départ, dans un virage très serré, gêné par un autre bus qui arrive en face, notre bus, et surtout la remorque, serrent la glissière de trop près. Patrick descend du bus pour arrêter la circulation dans l’autre sens, pendant que Sacha à force de petites marches arrière et marches avant, parvient à écarter la remorque de la glissière. Cela dure bien 5 minutes. Nous avons créé un bouchon assez conséquent dans les 2 sens.

Nous sommes rapidement sur l’autoroute Trieste – Milan, bien chargée. Nous marquons 2 arrêts dans des relais autoroutiers, dont le 2ème au-dessus de Milan, pour le repas du soir. Ces relais débordent de bonne nourriture italienne (pâtes, vins, …). Certains ne résistent pas à la tentation, et remontent dans le bus, les bras bien chargés.

20h30. Nous repartons. Nous longeons le magnifique lac de Come, passons la frontière suisse, et longeons le non moins magnifique lac de Lugano. Nous repassons par le col du Saint Gothard, de nuit.

1h. Arrêt sur une aire d’autoroute en Suisse. Sacha nous quitte pour remonter à Strasbourg en voiture. Nous retrouvons Pierre, notre premier chauffeur.

3h. Nous arrivons à Russ, avec 3 heures d’avance sur l’horaire annoncé dans le programme. Petit moment d’affolement, Pierre ne trouve pas les clés de la remorque. Coup de téléphone à Sacha pour dénouer la situation. Il les avait bien cachées.

3h30. Les voitures sont chargées avec les bagages et les vélos. Patrick s’est mis en tenue de cycliste. Il attend le lever du jour pour grimper un col dans la région.

C’est le moment des embrassades. Et c’est le départ pour la 3ème étape de notre retour consistant à rallier Rueil, distante de 500 km, avec nos voitures.

12h. Derniers crépitements de WhatsApp. Tout le monde est bien rentré. A l’exception de nos 2 colophiles qui musardent … pour monter des cols.

Et c’est la fin de cette riche aventure humaine et cyclotouristique, pour ne pas dire cyclosportive, tant certaines étapes furent exigeantes. Nous retrouvons nos mornes vies : faire la bouffe, sortir les poubelles, promener le chien, la sortie vélo du dimanche. Avec toutefois l’espoir d’en sortir dans un avenir qui nous semble très lointain, et que nous attendons tous avec impatience : le voyage de l’année prochaine.

Rendez-vous en Dordogne, en 2026 !

Que retenir ?

La côte croate, surtout au sud, est magnifique. Les villes et les îles sont superbes. Et que dire des Bouches de Kotor. On parle de perles de l’Adriatique. Ce n’est pas usurpé. Par contre, les infrastructures routières ne sont pas adaptées au vélo. Il faut dire que la côte est très découpée, et que la plupart du temps, il n’y a qu’une seule route, sur laquelle nous côtoyons de près, voitures, camions, et bus, avec un trafic important et bruyant. A la longue, c’est stressant et usant.

Comme souvent, suivre la côte ne veut dire rouler en terrain plat. En Croatie, nous avons eu l’occasion de le vérifier à nos dépens. Nous n’avons pas arrêté d’enchainer les montées et les descentes.

Le groupe des rapides a effectué environ 810 km et 8.000 mètres de dénivelé. Celui des touristes, environ 675 km et 7.000 mètres de dénivelé.

Nous avons bénéficié d’une météo exceptionnelle. Pas une goutte de pluie pendant nos étapes. Des journées ensoleillées avec des températures importantes l’après-midi, de l’ordre de 31 degrés. Une chaleur écrasante, étouffante, qui, ajoutée à nos efforts pour monter les côtes, nous a fait transpirer abondamment. A peine nous avons bu, que, quelques instants après, nous avons la bouche à nouveau desséchée.

Le fait de faire 2 groupes (les rapides emmenés par Catherine et Bertrand, et les touristes emmenés par Patrick, Jean-Paul et Patrice) a été très positif. Cela a permis à chacun, de rouler à l’allure qu’il souhaite, de faire des étapes de la longueur qu’il souhaite, et surtout d’un point de vue sécurité, d’avoir moins de monde sur la route en même temps.

Nos colophiles historiques, Patrick et Jean-Paul, et la nouvelle génération de colophiles, Bertrand et Catherine, ont, par le récit de leurs exploits, suscité l’intérêt, et peut être même des vocations, chez certains.

Les amateurs de bière ont été comblés. Les bières locales sont bonnes. Et le prix d’une pinte n’est pas très élevé. Autour de 4,5 Euros.

Les amateurs de bain de mer sont un peu déçus. Nous n’avons eu que quelques hôtels en bord de mer. Et souvent, nous sommes arrivés trop tard pour en profiter pleinement. De plus, certains n’apprécient pas spécialement les plages de galets, trop habitués aux plages de sable fin de nos belles contrées.

C’est à Dubrovnik où nous avons passé 4 nuits, que la proximité de la mer a le plus manqué. Nous avions le temps d’aller à la plage, mais la première plage était à 1,5 km de l’hôtel.

Une bonne surprise. Nous nous attendions à payer des taxes de séjour dans chaque hôtel. Il n’en sera rien.

Les moments passés à scruter les pièces pour savoir si elles étaient croates, ou pas. Henri C, qui avec sa petite fille, collectionnent les pièces en Euros, nous ayant chargé de leur ramener toutes les pièces croates. En unissant nos efforts, nous avons réussi à les collecter toutes, ainsi que quelques pièces slovènes.

< Insérer Croatie 103 >

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Les pauses rafraichissement (glaces et boissons), après un effort important.

< Insérer Croatie 104 >

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Les moments conviviaux passés ensemble, lors des apéritifs et des repas.

Les buffets copieux des hôtels dont nous avons été réellement conscients, quand, à contrario, dans un hôtel, nous avons eu un buffet vraiment très chiche.

Les pertes. Un participant a perdu ses clés de voiture, et ses clés de domicile. Elles sont certainement tombées de sa sacoche ouverte, lorsqu’il a penché son vélo. Il se fera livrer en urgence un double de ses clés de voiture, chez le transporteur. Une participante perd sa carte bancaire.

Un bidon Abeille bien dégueulasse, échangé avec un bidon bien propre.

Une phrase entendue souvent : « Et comment on fait pour faire pipi ! ».

Les gueulantes de Jean-Paul, quand une voiture le rase de trop près, ou qu’une portière s’ouvre.

« 1950 » : une inscription vue souvent taguée au bord des routes, et qui interrogent certains. Après recherche sur internet, il s’agit de la date de la création d’un club de supporters du Hajduk Split. Elle leur sert de signe de ralliement.

Patrice D


"Le Cyclotourisme, un art de vivre"